Danser pour se révéler

Depuis maintenant 22 ans, le Centre sportif de l’UQAM permet aux étudiants de pratiquer de multiples activités sportives directement sur leur campus. Parmi les disciplines offertes, on y trouve différents cours de danse. Pour les étudiantEs et professeurEs y prenant part, le Centre sportif s’avère comme étant un milieu d’ouverture et de révélation de soi.

À travers les années, plusieurs professeurs se sont démarqués par leur implication, notamment la diplômée en danse Claudia Chan Tak sous la direction de laquelle la Troupe de danse contemporaine avait été sélectionnée pour participer au Festival de danse à Corps de Poitiers tenu en France.

En 2017, l’étudiante au DESS en éducation somatique (Département de danse) Marion Lemoine est arrivée à titre de monitrice des cours de burlesque, dans lesquels elle se spécialise particulièrement. Depuis l’automne dernier, elle enseigne la danse contemporaine, mais a également introduit le Street jazz talons, une discipline actuellement en vogue permettant d’apprivoiser le mouvement et la posture.

Il faut savoir que le champ d’études de l’étudiante rejoignent entièrement ses fonctions de professeure. Si la pratique de la danse burlesque représente d’abord une activité physique, Marion peut aussi s’y appuyer dans ses recherches. Dans ses travaux, elle s’intéresse à la perception de l’image du corps, la diversité corporelle, l’affirmation de soi et la dénonciation des clichés de genre. La pratique de la danse burlesque met justement de l’avant ces concepts à travers la musique et le mouvement.

«Je suis heureuse que le Centre sportif accueille mes idées et mon désir d’innover. On me laisse de la latitude et ça me permet de créer de beaux projets avec les étudiants» a-t-elle affirmé. Les répercussions positives chez les étudiantes se font d’ailleurs sentir : «On m’a déjà dit : c’était plus qu’une classe de danse, je me sens maintenant plus à l’aise dans mon corps», raconte la principale intéressée. Chez Marion et ses collègues moniteurs, on ne manque pas non plus de souligner le travail des participants. Au terme de la session hivernale, une étudiante passionnée de danse, Aida, s’est vue remettre le prix Mention spéciale. L’étudiante en sociologie était inscrite à 7 cours de danse (!) «En tant qu’immigrante, je trouve que le Centre sportif est un bon endroit pour intégrer le filet social. J’y rencontre des gens en plus d’y pratiquer une activité que j’adore. Pour satisfaire la danse contemporaine, je crois qu’il faut explorer plusieurs types de danse. D’ailleurs, j’aime apprivoiser de nouveaux mouvements. C’est pour ces raisons que je me suis inscrite à tant de cours», a confié Aida.

Au fil de chaque session, les étudiantEs développent leurs acquis jusqu’au moment ultime où ils ont l’occasion de se mettre en scène le temps d’un spectacle. «Cette année, certains changements ont fait en sorte qu’il devenait difficile de soutenir un si gros événement à l’extérieur du Centre. Grâce à l’implication des professeurs nous avons non seulement assuré la tenue du spectacle, mais nous l’avons amené entre nos quatre murs, où tout se crée» a commenté le responsable du secteur Danse, Éric Dion.

Le Centre sportif fait la promotion de la santé et du bien-être des étudiantEs à travers leur parcours universitaire. Plus que jamais, il est un lieu où les accomplissements sont mis en lumière. Il s’est effectivement attribué la mission de favoriser un milieu social enrichissant pour les Uqamiens. En regardant la synergie créée à travers le secteur de danse, on peut affirmer que c’est mission accomplie.

*La photo utilisée dans cet article a été prise par Laurence Girard.