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Montréal - 1 novembre 2016

L'équipe du #SantéCS dévoile des trucs pour bien gérer l’énergie que nous utilisons dans la vie courante

Par Guylaine Ducharme, biologiste

pileLe Défi énergie inclut de nouveau cette année un volet environnemental, car il est essentiel de bien gérer l’énergie que nous utilisons dans notre vie courante.

L’homme ne peut se passer dans son quotidien de divers types d’énergie pour se chauffer, se transporter et répondre à ses besoins de subsistance. Il va de soi que la production et l’élimination de certaines sources d’énergie engendrent des répercussions pour l’environnement et la santé.

Piles
Lors de leur fabrication et leur transport, les piles nécessitent beaucoup d’énergie, bien plus que celle libérée lors de leur utilisation. Sans remettre en cause leur caractère pratique, il faut reconnaître que c'est un objet énergétiquement peu rentable. Après usage, il est primordial d’en disposer de façon sécuritaire en les récupérant pour en retirer les composantes toxiques qui seront réutilisées à d’autres fins. Il existe de nombreux types de piles (alcalines, lithium-ion, pile bouton, etc.) qui possèdent tous des caractéristiques propres en matière de performance et de prix mais, surtout, en terme de «potentiel toxique» et donc de risques pour la santé et l'environnement.

À titre d’exemple, une seule pile bouton (utilisée entre autres dans les montres) contenant du mercure que l’on jette dans la nature (site d’enfouissement) pollue 1 m3 de terre et 1 000 md'eau pendant près de 50 ans. Les eaux et nappes phréatiques sont contaminées par les piles jetées à la décharge, et lorsqu'elles sont incinérées, elles produisent des gaz toxiques pour les êtres vivants.

Nous pouvons agir concrètement à notre échelle:

  • en privilégiant les autres sources d'énergie : mécanique (montre automatique, réveil…), solaire (calculatrices, lampes, montres…);
  • pour certaines applications où l'énergie électrique est incontournable, les appareils fonctionnant avec piles peuvent être remplacés par des appareils branchés;
  • si l’utilisation de piles s’avère essentielle, prévoir en disposer de façon écologique.

Il ne tient donc qu'au consommateur, c'est-à-dire à nous, de rapporter aux points de collecte les piles usagées!

Des Parisiens viennent de mettre au point une nouvelle pile appelée PILO qui se recharge à l’infini simplement en la secouant durant quelques secondes. Elle ne contiendrait aucune substance polluante et tous les composants seraient recyclables. De quoi révolutionner le monde des piles!  

Chauffage
Au Québec, le climat nous oblige à chauffer nos résidences plusieurs mois par année. Il faut savoir que 67% des maisons utilisent l’électricité comme source d’énergie qui est produite à 96% par des barrages hydroélectriques. Cette technique, moins émettrice de gaz à effet de serre que la combustion d’énergie fossile n’est pas sans impacts pour l’environnement. En effet, des milliers d’hectares de forêts sont sacrifiés afin de créer les réservoirs d’eau douce nécessaire à la production d’électricité : cette biomasse qui jouait le rôle de capteur de carbone disparaît. Les cours d’eau sont déviés, les forêts sont traversées par les lignes à haute tension et les plans d’eau sont soupçonnés de dégager du méthane en importante quantité (un puissant gaz à effet de serre). Il s’avère donc essentiel d’économiser cette source d’énergie. En diminuant la température ambiante d’un petit degré, Il est possible de sauver 7% de consommation d’énergie (source : Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie).

De plus, un logement surchauffé aura des impacts au niveau de notre santé soit : dessèchement de la peau et des muqueuses, mauvaise circulation sanguine, problèmes oto-rhino-laryngologiques, maux de tête.

Il est recommandé de maintenir les pièces à vivre autour de 20 à 21 degrés Celcius et les chambres à 18 degrés Celcius. Pour les personnes plus sensibles au froid, il suffit de se vêtir d’un chandail chaud et le tour est joué.

L’UQAM réalise depuis plusieurs années des projets visant à améliorer l’efficacité énergétique de ses bâtiments. La réduction des émissions de gaz à effet de serre découlant de l’optimisation des méthodes de chauffage des bâtiments équivaut au retrait de 650 voitures de la route.